mercredi 4 juillet 2007

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4 commentaires:

GLHPQ a dit…

Mais à part la vente par correspondance, on peut trouver le DVD où ça ?

Karedig a dit…

Critique :
http://blog.karedig.gayattitude.com/20070717033159/la-revolution-manquee/

Gabriele a dit…

@ glhpq : tu peux le trouver à la FNAC ou Virgin, si t'es à Paris aux Mots à la bouche et Blue Book aussi.

Gabriele a dit…

Notre réponse à la critique de Karedig.

Cher spectateur anonyme,
tout d’abord permettez-nous de vous exprimer le regret pour votre subtile déception à l’égard de notre documentaire « La révolution du désir ». Néanmoins, on souhaiterait que ces quelques lignes qui suivent puissent vous éclairer un peu plus sur nos intentions.
En effet, notre but n’était pas de raconter l’histoire exhaustive du mouvement lgbt français des 35 dernières années (surtout si on tient compte du fait qu’il existait déjà un documentaire qui s’était chargé de cette tâche, produit par France Télévisions, et qu’on vous conseille vivement de voir). Nous avons souhaité, au contraire, cerner le moment d’une prise de conscience explosive des jeunes homosexuel/les et des féministes qui sortaient des mouvements de mai 68 et qui rêvaient d’une révolution des mœurs. Un moment historique qui nous semble, bizarrement, plutôt méconnu par le plus grand nombre. A la lumière de ces quelques mots, vous vous rendrez compte tout seul que, à partir du titre même du film, les « promesses » dont vous parlez sont toutes absolument maintenues. Effectivement, on ne traite dans ce film que d’un mouvement révolutionnaire basé sur des politiques du désir. Toute instance normalisante est exclue du film, même le PACS n’a pas trouvé de place. Vous devriez nous reprocher plutôt d’avoir été trop cohérents avec les énoncés du film !
L’autre but du film était de voir ce qui reste aujourd’hui de l’esprit de ce mouvement révolutionnaire. Il s’agissait d’apercevoir, dans notre société mondialisée, une manière de vivre son homosexualité au-delà de la normalisation ambiante tout-marketing. Evidemment, nous sommes bien conscients que les GLH, « la vie des idées, l’évolution du mouvement social, l’irruption du SIDA », ont eu une incidence dans la construction du mouvement qui a suivi le FHAR. Par contre, dans une œuvre artistique il faut faire des choix. Parmi les différents groupes de militantEs qui ont suivi, nous avons décidé d’approcher les Panthères Roses, en vue de leurs déclarations de filiation par rapport à la pensée d’Hocquenghem. Et il n’y a pas, d’ailleurs, dans le film, un « raccourci saisissant » entre la période du FHAR et celle des Panthères Roses, car l’oscillation et les parallèles entre les deux périodes se mêlent dès le début du film. Un procédé qui permet un constat bien plus convaincant sur les influences ou les décalages entre les deux groupes et qui nous paraissait plus moderne par rapport à une narration chronologique.
Quant à la sourdine qui vous irrite tant et qui serait mise sur un certain « racisme ‘arabophile’ », quant à l’ « aveuglement sur la pédophilie » ou à la « misogynie non questionnée » de certains membres du FHAR, vous semblez ignorer une bonne partie des témoignages qui s’expriment à ce sujet… Concernant les essais Trois milliards de pervers et le Rapport contre la normalité, nous faisons confiance à la bonne volonté du public pour se procurer un exemplaire de ces œuvres dans une bibliothèque (au CGL à Paris, par exemple) et prendre connaissance de leur contenu dans les détails.
Il n’y a pas dans ce film de « dogme » ou de « gardien du temple », loin de là. Juste un exemple parmi d’autres : une ancienne féministe du MLF et un membre des Panthères Roses déclarent explicitement être favorables au mariage gay, alors que d’autres intervenantEs ont sur cette question une vision bien plus mitigée, voir hostile. On n’a jamais eu la prétention d’indiquer à quiconque le droit chemin à suivre. Bien au contraire, on a montré que les positions idéologiques ont évolué au-delà des clivages générationnels et qu’il est toujours possible de se questionner sur la nature de l’homosexualité, sur sa place dans notre société et, peut-être, sur une vision du désir qui échapperait aux lois consuméristes du capitalisme.
Amicalement,
Alessandro Avellis et Gabriele Ferluga